Folgend finden Sie den französischen Originalartikel sowie eine Deutsche Übersetzung.

Anmerkung von Ingo Barlovic, der About Africa diesen Beitrag übermittelt hat: ""Dr. Vladimir Arseniev, der Afrika-Experte des 'Museums für Anthropologie und Ethnographie (Kunstkammer) namens Peter der Große der Russischen Akademie der Wissenschaften', hat auf Bitte von Dr.h.c.(RUS) Peter Schaller, Generalkonsul im Deutschen Generalkonsulat in St. Petersburg, eine Stellungnahme zu dem Focus-Artikel über die Klimmt-Ausstellung in Osnabrück verfasst. Wir halten diese Stellungnahme für so interessant, dass wir sie bei About Africa veröffentlichen, obwohl sie in französischer Sprache ist. Ein Hintergrund: Die Ausstellung der Sammlung Klimmt war zuvor in Sankt Petersburg im Staatlichen Städtischen Skulpturenmuseum zu sehen gewesen." (Email, 04.09.2010 21:39)

UN ARTICLE TOUT ETONNANT

Il y a quelques semaines qu’une nouvelle inattendue m’avais choque par son absurdite et grossierete evidentes. Il s’agissait d’un scandale autour de la collection de Mr Reinhard Klimmt et de son exposition publique sous le nom “Habari Afrika” a Saint-Petersbourg en Mars-Avril 2010. A cette époque, j’ai ete invite par le Musee de la Sculpture urbaine de la ville de Saint-Petersbourg pour participer a l’inauguration officielle, ainsi qu’a deux tables-rondes dont une sur l’Art africain et une autre sur la tolerance culturelle, confessionnelle et raciale dans les megapolis contemporains. Cela m’a permis de faire non seulement la connaissance des objets exposes, mais aussi d’avoir des longues et profondes conversations avec Mr Klimmt, le collectionneur et l’inspirateur de cette remarquable demarche culturelle et politique allemande dans la deuxieme capitale de Russie. C’etait un Evenement, en magiscule, que cette initiative de l’Allemagne Federale dans une ville tant blessee lors de l’histoire commune du XX-eme. C’etait une bonne lecon, a la fois, de la multitude et de la richesse culturelle de l’humanite, de la dignite et de la genialite de l’esprit des africains, une lecon rendue dans une ville immense qui a ete privee, par la force de l’histoire, des expositions permanentes sur l’Art de l’Afrique. A l’epoque quand Saint-Petersbourg etait la capitale de l’Empire de Russie celle-ci n’avais pas des colonies en Afrique ni meme pas des interets tres fixes. Et, pratiquement, toutes les collections dont on dispose au fameux Musee Pierre-le-Grand (Kunstkamera) sont les resultats des echanges avec les musees allemandes avant 1914 (1). Ce contexte positif du deroulement de l’exposition “Habari Afrika” a Saint-Petersbourg etait tres difficile a surapprecie. Voila pourquoi, j’ai ete tres touché et inquiet de ces rumeurs scandalisants qui venaient de suite. Tant plus que Mr Klimmt m’a laisse l’impression d’un homme intelligent, competent, bien correct, tout simplement, bon et tres passionne de l’homme et de l’ame africains.

Un peu plus tard, j’ai pu lire la traduction russe de l’article paru dans la revue “Focus” No26 du 2010 qui etait au coeur du scandal et qui a pleinement confirme mon inquietude et ma resolution de m’exprimer sur les propos abordes la-dans. C’etait non seulement etonnant de lire mais aussi impertinent par rapport au sujet et a la personne mis au centre de l’expose imprime et rendu publique. Pour moi, cet article met le lecteur incompetant en deroute. Tout d’abord, si l’on prend ce lecteur non-professionel pour l’Art et la culture africains, pour lui, cet article a le caractere d’une energique diffamation, d’un assaut informatique pressant sous forme d’une revelation et de la “mise a la lumiere de la verite sur une escroquerie”. Comme si le collectionneur et l’Etat allemand avaient voulu duper le public a Saint-Petersbourg et ailleurs en leurs proposant des “faux” qu’on faisait passer pour les “chefs-d’oeuvres”. Une accusation assez legeres et superficielle mais tres severe et grave qui, selon le texte du-dit article, se basait sur les commentaires visiblement negatifs de quelques eminentes personnalites etroitement liees au monde des arts africains du cote des collections publiques, des grandes collections privees ou du marche d’art.

Alors, je cherche a suivre mon devoir professionnel et personnel, en ecrivant cette sorte d’expertise inspiree ou, plutot, provoquee par la publication dans le “Focus”. Et, en consequent, j’y ai a resoudre, au moins, un triple probleme. C’est, tout d’abord, un analyse du texte de la publication dont je dispose et qui reste pour moi anonyme, parce que dans ce document l’auteur n’est pas mentionne. Ensuite, mes propres impressions et regards sur l’exposition “Habari Afrika”, dans son ensemble et dans les details, les unites, a travers les objets qui la constituaient. Et, enfin, un jugement plus generalise qui permettrait de contextualiser le fait de l’appariton d’un tel article dans la presse publique et, surtout, d’identifier la source de ce caractere tant agressif et categorique dont il fait preuve. Une tache ainsi assignee pourrait rendre ce commentaire immense et sans limites, parce que les problemes que touche ce petit texte d’une cinquantaine de lignes et l’importance des noms evoques par l’auteur en references pour justifier son accusation meritent une attitude serieuse et pointue. Mais j’essayerai de rester dans le cadre du raisonable.

Le mot-cle de la publication est “l’anecdote”. Mais dans quel sens: “une histoire remarquable” ou “une histoire amusante”? Ou “une moche d’histoires?” Si l’on croit l’auteur anonyme: “C’est tout simplement une anecdote!” que disait Udo Horsmann, collectionneur suisse. On ne precise pas, tout de meme, celui qui a prononce le mot “insolence” par rapport au fait de mettre en public les objets consideres par l’auteur a priori “douteux”. Et ce mot “l’insolence” y est, tout de meme, present. Mais quelque soit la verite, une telle expression dans les mass-medias est un injure fait. C’est, tout a fait, indigne a un discours publique, c’est indigne a une polemique professionnelle. Et si c’etait vraiment dit dans les couloirs, la presse solide n’a pas de droit moral a y recourir avec une telle resolution incontestable et sans equivoques. Et si le scandal y est le vrai objectif, qu’on est force de supposer dans le cas et a travers cette pression emotionnelle, n’est-ce deja une manifestation de l’engagement ferme de l’auteur et non une conclusion objective?! Pour concretiser: est-ce qu’on peut avoir dans la meme ligne de l’argumentaire et dans les phrases voisines, a la fois, le recours aux faits de la biographie politique de Mr Klimmt, a la demonstration de “l’absence de boucles d’oreilles sur la figure (ce mot est absent) du balaphoniste”, a la mise en relief de la presence (impertinente, pour l’auteur) d’une jupe sur la figure Ambete et ainsi mentionner les grosses jambes massives de cette-meme figure. Mais c’est cela qu’on lit dans le texte. Au moins, c’est une erreur de la logique, de l’enonciation, de la part de l’auteur. A propos, mais un peu d’un autre domaine: dans le meme allinea long de quatre lignes on trouve une erreur assez grave de plus. C’est-a-dire, l’auteur attribue l’appartenance politique du collectionneur au parti de l’Union Chretieno-Democrate de la RFA, tandis qu’il etait, a mon savoir, un ministre federal delegue au gouvernement par le Parti Socialiste de l’Allemagne. C’est quoi, une negligence?!

Prendrons pour commentaire les conclusion de Mr Simonis (probablement, Henricus Simonis de Dusseldorf) quelques fois cite par l’auteur. On lui attribue l’affirmation que “si la moitie des objets de collection Klimmt etait authentique, Mr Klimmt serait proprietaire d’une de plus chere collection du monde”. Je me permettrais de dire, que la moitie des authentiques pour une collection contemporaine ou recente ce n’est pas mal deja! Mais entre “les faux objets” et “les copies” il y a nettement une distance enorme. L’essentiel, pourtant, y est le fait que les africains confectionnent rarement les objets uniques, les objets sans repliques, les objets hors series. De plus que, les africains ne confectionnent pas “les objets d’art”, a leur sens, mais ils produisent les “instruments pour vivre”, pour assurer la vie. Et c’est nous, europeens, qui a partir du 1907, c’est-a-dire, “Les Demoiselles d’Avignon” de Picasso en voyons ou reconnaissons des “oeuvres artistiques” (2).

Je peux dire qu’a travers les objets exposes par Mr Klimmt a Saint-Petersbourg, a travers ces propres reflexions que j’etais temoin, que j’assistais et j’entendais, il faut affirmer que lui, il en a une vision claire et sensiblement plus large, plus souple, plus “democratique” sur l‘oeuvre artistique des africains que celle de beaucoup de collectionneurs, galeristes ou museologues occidentaux, qu’ils manifestent dans leur action, dans leurs paroles en publique ou dans leur pensee. Je peux affirmer que la vision de Mr Klimmt sur l’oeuvre artistique africaine est beaucoup plus proche de la position des ethnologues que de celle des galeristes, des critiques d’art, des experts du marche d’art. Dans ce sens, elle est beaucoup plus proche de la vision d’africains, eux-memes. J’avais une tres bonne occasion de constater cette opposition de vues lors du Colloque sur l’Art africain en Florence en 1989 (3).

Mais revenons au texte du “Focus”. Est-ce qu’on peut accuser le collectionneur d’avoir achete des artefacts sur les marches aux puces? Ou, c’est du snobisme des “grands galeristes”! Il arrive parfois de retrouver des chefs-d’oeuvres aux foires ambulantes aux arts en plein centre de nos grandes villes, chez les petits antiquaires, ainsi qu’au “marche aux puces”, en particulier. Pour celui qui collectionnait en Afrique, il est bien evident comment on trouve des “raretes” dans les ordures, les dechets, etc, souvent, parmi les tas de faux artificiellement vieillis. Prenez l’exemple de la trouvaille d’une grande statue Dogon, autrefois, a deux tiers enterrees dans un village de la falaise et exposee actuellement au Louvre! Le reste, c’est du snobisme ou de la jalousie ou de l’envie de celui qui payait des milliers ou des millions pour un objets qui initialemment ne coutait que ces-meme “cent euros”. A propos, en Afrique, ces “cent euros” ne sont nullement pas peu!

A vrai dire, si l’on se debarasse de l’influence de ce style d’accusation pris par l’auteur des le debut de son article, on est force de constater que les repliques de Mr Lorenz (le prenom manqué chez l’auteur) Homberger, vice-directeur du musee Rietberg a Zurich, ainsi que les “reproches” attribuees a Mr Jean-Paul Barbier-Muller ne sont pas tellement destructives que l’on peut penser et ne touchent, surtout, qu’aux problemes de l’attribution et non de l’authenticite des objets de la collection Klimmt. Le meme sens peut etre decouvert chez Mr Patrick Froelich qui ne parle qu’un seul objet de la collection. Pendant qu’il y en a plus d’une mille chez Mr Klimmt! Les allusions faites a Mr Henricus Simonis font preuves, plutot, d’une position neutre de celui-ci, mais etant incluses dans un contexte agressif, elles jouent pour l’auteur pratiquement la meme carte d’accusation. Et c’est le titre de l’article et son resume d’entrée qui provoquent presque inevitablement cette impression generale de la diffamation. En realite, a travers de ce texte dans le “Focus” qui est compose des morceaux decoupes des differents propos, plein d’exageration, de choses mal comprises, d’arrangement arbitraire des faits et de la mauvaise foi, on peut facilement decouvrir l’incompetence et l’engagement pointu de son auteur anonyme.

Et, pourtant, la production des faux est une realite. En Afrique, j’ai vu plusieures fois les objets confectionnes sur commande et d’apres les prototypes dans les albums connus. J’ai observe la maniere de “vieillir” les masques, le statuaire, les bronzes, etc. En commencant son article par cette affirmation, on nous fait croire que c’est exactement le cas de la collection de Mr Klimmt. Mais c’est, vraiment, une escroquerie, et celle de l’auteur du-dit article qui cherche a accuser le collectionneur et le Ministere des affaires etrangeres de l’Allemagne d’etre son complice. Faux!

Maintenant, je passe du bref analyse du texte a ma vision de son sujet. Je parle la collection de Mr Klimmt. D’abord, pour affirmer l’authenticite d’un objet ou tant plus d’une collection dans son ensemble il faut un grand travail. L’analyse visuel en est un des composants premiers. Pour le specialiste il dit beaucoup, mais il ne dit pas tout. L’exposition “Habari Afrika” a Saint-Petersbourg comportait, a peu pres, 300 objets. Je n’en ai qu’une appreciation toute generale, bien prealable et quelque peu superficielle. Et cette position est bien positive: immense travail de collecte, immense travail de choix, immense travail d’attribution et de documentation, immense travail d’exposition, sans parler immense travail d’organisation. Comme dans chaque grand lot d’objets, on y trouve des plus interessants ou moins interessants, plus douteux ou moins douteux. Cela est pertinent que ca soit pour les collections des grands musees et pour les grandes collections privees ou pour les galeries. Meme le travail d’experts n’est jamais garanti des erreurs. Et, pourtant, on trouve des collectionneurs et des galeristes plus perfectionnes dans ce meme domaine que les museologues. De meme, qu’on trouve des experts prets a ecrire n’importe quoi en fonction de la remuneration des efforts. On ne peut pas etre specialiste de tout ou sur tout! Et Mr Klimmt ne cache pas etre amateur dans la matiere de l’Art africain. Mais il y est un amateur informe et passionne. Cela peut erriter ceux pour qui l’Art africain est un métier ou une valeur commerciale. Je ne prendrais pas a ma charge de garantir l’authenticite de tous les objets qu’on a expose a Saint-Petersbourg, je n’avais jamais cette commande, un desir ou un devoir et une obligation de le faire. Mais je peux affirmer le haut niveaux general du materiel africain expose en Mars-Avril au Musee de la sculpture urbaine de Saint-Petersbourg. Le reste est des insinuations mal propres et engagees.

Pour conclure et ne pas m’engager trop dans les details et les exemples, il faut dire quelques mots. D’abord, il existe une ethique professionnelle qui demande de discuter sauf dans ce milieu professionnel les phenomenes dont personne que des specialistes peuvent avoir une vision claire. Il est difficile d’expliquer a un journaliste d’occasion que le probleme des “faux” dans la museologie n’est pas aussi evidente que dans le milieu prophane, surtout, quant le mot “faux” est deja prononce et lance au public. Le recours-meme a ce mot suppose la presence d’un crime, d’un attentat a la securite sociale, etc. Mais les cultures traditionnelles produisent les objets de veneration, les objets artistiques de la generation en generation et d’habitude ces objets sont faites en series parce qu’il y a plusieurs participants a chaque rythe. “Une copie” ou “une replique”, “un faux” ou “un authentique” souvent c’est une casse-tete pour le specialiste sans parler le large public. Et si le sujet est porte sur les pages de la presse, sur les ecrans de TV, cela dirait plutot qu’il y a une commande, il y a des interesses. Au moins, c’est une chasse a la sensation “de petit cout”. Dans le cas de la collection de Mr Klimmt, des suppositions critiques sont probables de meme que dans tous les cas d’autres collections rendues publiquement importantes. Mais aucunement pas ca ne donne lieu a des accusations!

Je parlais la contradiction des approches des ethnologues et des critiques d’art, surtout, de ceux qui veillent sur le marche d’art. Une jalousie, une envie? Mais, pourquoi on a pris pour cyble Mr Klimmt avec sa collection? Ou c’etait la consequence du fait de son soutien par les Affaires etrangeres qui derange les critiques? Pourquoi le ministere federal avait choisi quelqu’un qui etait, a leurs yeux, “diletante” et non un galeriste renomme? C’est ca, la source de cette publication diffamante? Pense pas, c’est tres peu probable! Je n’ai jamais entendu le desir de Mr Klimmt de remettre sa collection a la vente aux encheres ou la rendre au marche d’une autre maniere. Si “oui”, cela pourrait etre une tentative de l’elimination d’un concurrent. Non, je ne pense pas! Et si pour l’explication des motifs d’un tel article on prend la version d’une “concurrence” donc, alors, cela aurait du etre une concurrence d’une autre sorte et d’un autre niveau. En mettant de l’ombre sur “l’authenticite des objets de la collection exposee a Saint-Petersbourg” on a touché a “un ancien chancelier federal”, mentionne en anonymat par l’auteur anonyme. Si on continue cette logique, on arrive directement a “l’ancien chancelier”, a Gazprom, a Saint-Petersbourg, a la Russie et a toute la politique allemande a l’Est. Est-ce pour cela qu’une attribution erronnee de l’appartenance politique du collectionneur? Ou, c’est une dite simple niglegence du journaliste? De toute la maniere, le probleme de l’authenticite de la collection dans ce cas est absolument fausse, elle-meme. Ce qu’on dit les russes, elle est “tiree par les oreilles”. Ou “sucee du doigt”!

Comme je viens de dire, on peut discuter le probleme de l’authenticite de la collection de Monsieur Reinhard Klimmt comme, d’ailleur, celles de tous les autres collectionneurs ou musees, mais non sur les pages de la presse et, surtout, non dans ce style injurieux. Le cas de Mr Klimmt, pour moi, est tant moins convenable pour cela, non seulement, parce que Mr Klimmt est un homme franc, enthousiaste, passionne qui a decouvert l’Afrique aux milliers des saint-petersbourgeois en plein froid de ce severe hiver 2010, mais aussi parce que ca collection merite de l’interet publique internationnale! Et le cas de son exposition est a apprecier de plus, parce que c’etait au debut du cinquantenaire de l’Annee de l’Afrique que grace a Mr Klimmt et a sa collection l’Allemagne a pu si brillamment marquer dans son action politique et culturelle, par la propagation de la connaissance sur l’Afrique et de son esprit incomparable et immortel.

Dr Vladimir Arseniev
Checheur-chef au Musee d’Anthropologie
et d’Ethnographie Pierre-le-Grand
(Kunstkamera) de l’AS de Russie
membre du Conseil pour l’Afrique de l’AS de Russie
membre associe de l’AS d’Outre-mer (France)
membre de la Societe des Africanistes de Paris

Quellenverweise, Literatur

1) Arseniev V. Le musee d’Anthropologie et d’Ethnographie Pierre-le-Grand a Saint- Petersbourg // Cahiers d’Etudes Africaines, N155-156. Paris, 1999. Т. 39. N 155-156. P.681-699.

2) Arseniev V. Le centenaire de la decouverte de l’Art africain // Mondes et Cultures. Compte rendu annuel des travaux de l’Academie des Sciences d’Outre-mer. Tome LXVII – 2007 – Vol.I, les Seances. – Paris, 2007. – P.374-383.

3) Arte in Africa. No2, 1991. Firenze. – 215 P.; Arseniev V. Le musee d’Anthropologie et d’Ethnographie (MAE) et les problemes de l’etude et de l’exposition des objets des cultures traditionnelles de l’Afrique. // Arte in Africa № 2. Firenze, 1991. P. 21-28.

Vielen Dank an Dr. Vladimir Arseniev!

Ein recht erstaunlicher Artikel

Es folgt die Deutsche Übersetzung des Beitrags UN ARTICLE TOUT ETONNANT. Diese wurde von About Africa in Auftrag gegeben. Wir weisen darauf hin, dass sie von Dr. Vladimir Arseniev nicht explizit freigegeben wurde. Bei Zitaten aus dem Deutschen Text ist darauf zwingend hinzuweisen!

Vor einigen Wochen hat mich eine unerwartete Nachricht mit ihrer Absurdität und ihrer offensichtlichen Plumpheit geschockt. Es handelt sich um einen Skandal rund um die Sammlung von Reinhard Klimmt, die unter dem Titel “Habari Afrika” von März bis April 2010 in St. Petersburg öffentlich ausgestellt wurde. Damals wurde ich vom Städtischen Skulpturenmuseum St. Petersburg eingeladen, an der offiziellen Eröffnung sowie an zwei Gesprächen am Runden Tisch teilzunehmen, eines über afrikanische Kunst und eines über kulturelle, konfessionelle und ethische Toleranz in zeitgenössischen Metropolen. So konnte ich nicht nur die ausgestellten Objekte kennenlernen, sondern auch lange und tiefe Gespräche mit Herrn Klimmt führen, dem Sammler und Initiator dieser Ausstellung in der zweitgrößten russischen Stadt, die ein bemerkenswerter kultureller und politischer Schritt aus deutscher Sicht ist. Es war ein Ereignis, das auf Initiative der Bundesrepublik in einer Stadt abgehalten wurde, die im Laufe der gemeinsamen Geschichte des XX. Jahrhunderts viel Schmerz erleiden musste.

Es war zugleich auch eine gute Lehrstunde für die kulturelle Vielfalt und den kulturellen Reichtum der Menschheit, für die Würde und die Genialität des afrikanischen Geistes, eine Lehrstunde, die in einer riesigen Stadt erteilt wurde, die von der Kraft der Geschichte daran gehindert wurde, dauerhafte Ausstellungen über afrikanische Kunst zu etablieren. Zu der Zeit, als St. Petersburg die Hauptstadt des russischen Imperiums war, hatte Russland keine Kolonien in Afrika und nicht einmal klare Interessen diesbezüglich. Und fast alle Sammlungen, die man im berühmten Museum “Peter der Große” (Kunstkamera) ausstellt, resultieren aus Tauschaktionen mit den deutschen Museen vor 1914 (1).

Das positive Klima, in dem die Ausstellung “Habari Afrika” in St- Petersburg stattfinden konnte, war sehr schwer vorhersehbar. Deshalb war ich sehr bewegt und beunruhigt über diese skandalösen Gerüchte, die folgten. Und das umso mehr, als Herr Klimmt bei mir den Eindruck eines intelligenten, kompetenten, korrekten und einfach guten Mannes hinterlassen hat, der eine große Leidenschaft für die Menschen und die Seele Afrikas hat.

Etwas später konnte ich die russische Übersetzung des Artikels lesen, der in der Zeitschrift Focus (N°26- 2010) erschienen ist und im Zentrum der Debatte stand. Er verstärkte meine Unruhe und mein Bedürfnis, mich zu den Umständen zu äußern.

Es war nicht nur befremdlich, diesen Artikel zu lesen, sondern auch respektlos wie mit dem Thema und der Person, die im Mittelpunkt des veröffentlichten Exposés standen, umgegangen wurde. Meiner Meinung nach lässt der Artikel den Leser unwissend und orientierungslos. Wenn man von einem nicht fachkundigen Leser ausgeht, der der afrikanischen Kunst und Kultur laienhaft gegenübersteht, dann hat dieser Artikel für ihn einen diffamierenden Charakter. Eine Informationsflut, die in Form dieser Enthüllungen auf ihn einprasselt und Licht ins Dunkel dieser dubiosen Machenschaften bringen soll. Als ob der Sammler und der deutsche Staat die Öffentlichkeit von St. Petersburg und anderer Orte hinters Licht führen hätte wollen, indem sie ihr “Fälschungen” als “Meisterwerke” angepriesen haben.

Eine recht vage und oberflächliche Anschuldigung, aber sehr ernst und gravierend, wenn man bedenkt, dass der Artikel seine offensichtlich negativen Kommentare auf einige prominente Persönlichkeiten stützt, die im Bereich der afrikanischen Kunst in enger Verbindung zu öffentlichen Sammlungen, Privatsammlungen und dem Kunstmarkt stehen.

Ich versuche meine professionelle und persönliche Aufgabe zu erfüllen, indem ich diese Art von Expertenmeinung verfasse, inspiriert oder vielmehr provoziert von der Veröffentlichung im Focus. Daraus ergibt sich, dass ich mindestens ein dreifach begründetes Problem zu lösen habe. Das ist zunächst die Analyse des Textes, den ich vorliegen habe und der für mich anonym verfasst bleibt, da der Autor nicht genannt wird .[A]

[A] Anm. d. Übersetzers: vermutlich wurde bei der Übersetzung des Focusartikels, die Herrn Arseniev vorlag, die Autorin, FOCUS-Redakteurin Katrin Sachse), nicht genannt, im Deutschen Original jedoch schon; dieser Punkt wird im Folgenden des Öfteren kritisiert.

Dann folgen meine eigenen Eindrücke und Sichtweisen auf die Ausstellung “Habari Afrika”, in ihrer Gesamtheit, den Details und den Einheiten, die die ausgestellten Gegenstände bildeten. Und schließlich ein allgemeineres Urteil, das es erlauben sollen, das Erscheinen eines solchen Artikels in der öffentlichen Presse kontextual einzuordnen und vor allem die Ursache seines aggressiven und kategorischen Charakters zu identifizieren. Eine derartige Aufgabe könnte diesen Kommentar immens und unendlich werden lassen, denn die Probleme, die dieser kurze Text von etwa 50 Zeilen anspricht und die Bedeutung der genannten Namen, die der Autor als Referenzen anführt, um seine Anschuldigungen zu rechtfertigen, verdienen eine ernste und präzise Untersuchungshaltung. Aber ich werde versuchen, in einem vernünftigen Rahmen zu bleiben.

Das Schlüsselwort der Veröffentlichung heißt “Anekdote”.[B] Aber in welchem Sinn? Eine “merkwürdige Geschichte” oder eine “amüsante Geschichte”? Oder eine “miese Geschichte”? Wenn man dem anonymen Autor Glauben schenkt, dann “ist es einfach nur ein Witz”, wie Udo Horstmann sagt, ein Sammler aus der Schweiz.

[B] Anm. d. Übersetzers: im französischen Text benutzt der Autor Arseniev l'anecdote sowohl als "Schlüsselwort" als auch als Übersetzung des Wortes "Witz" im Horstmann-Zitat. Diese Doppeldeutigkeit lässt sich schwer übersetzen.

Daneben wird nicht präzisiert, wer das Wort "Frechheit" im Hinblick darauf ausgesprochen hat, dass die betreffenden Objekte der Öffentlichkeit präsentiert wurden. Diese wurden von dem Autor schon im Vorfeld als “zweifelhaft” angesehen. Das Wort “Frechheit” ist trotzdem präsent. Aber was auch immer die Wahrheit sein mag, ein solcher Ausdruck in den Massenmedien ist eine Beleidigung. Das ist eines öffentlichen Diskurses unwürdig, aber auch einer professionellen Polemik. Auch wenn es tatsächlich hinter vorgehaltener Hand gesagt wurde, so hat die seriöse Presse kein moralisches Recht, mit einem derartig eindeutigen Vorsatz darauf zurückzugreifen und dies ohne Zweideutigkeit auszudrücken.

Wenn es das wahre Ziel ist, einen Skandal auszulösen, was man angesichts der Schwere des Falles und dem emotionalen Druck annehmen muss, ist das dann nicht schon ein klare Bestätigung für die Motivation des Autors und dafür, dass es nicht um eine objektive Schlussfolgerung geht?!

Um es zu konkretisieren: Kann man in einer Argumentationslinie und in nebeneinanderstehenden Sätzen sowohl die politische Laufbahn des Herrn Klimmt, das “Fehlen des Ohrschmucks an der Figur des Balafonspielers” sowie den Rock (das ist aus Sicht des Autors ungehörig) der Figur Ambete erwähnen und die dicken, plumpen Füße derselbigen hervorheben? Aber genau das liest man in diesem Text. Es ist zumindest ein logischer Fehler, ein Formulierungsfehler seitens des Autors. Diesbezüglich ein Gedanke aus einer anderen Richtung: im selben vierzeiligen Absatz ist ein ziemlich gravierender Fehler unterlaufen. Der Autor teilt den Sammler der Partei der Christdemokraten in der BRD zu, während er, meines Wissens ein Bundesminister der Sozialdemokraten in Deutschland war . Was ist das, Nachlässigkeit? [C]

[C] Anm.d.Übersetzers: im Deutschen Original wird Klimmt richtigerweise als ehemaliger SPD- Bundesminister bezeichnet;

Nehmen wir die Schlussfolgerungen des Herrn Simonis (wahrscheinlich Henricus Simonis aus Düsseldorf), der einige Male vom Autor zitiert wird. Ihm wird folgende Aussage zugeordnet: “Wäre nur die Hälfte der Objekte echt, so besäße Klimmt eine der wertvollsten Sammlungen der Welt.” Ich erlaube mir zu behaupten, dass es für eine zeitgenössische Sammlung schon nicht schlecht ist, wenn nur die Hälfte aus authentischen Stücken besteht. Aber zwischen “Fälschungen” und “Kopien” ist sicherlich ein enormer Unterschied. Dabei ist wesentlich, dass die Afrikaner selten Unikate oder Einzelstücke anfertigen. Umso mehr, da die Afrikaner keine “Kunstobjekte” im eigentlichen Sinn herstellen, sondern “Instrumente um zu leben”, um das Leben zu versichern. Erst wir Europäer haben ab 1907 damit begonnen, also seit dem Gemälde “Les Demoiselles d’Avignon” von Picasso, darin Kunstwerke zu sehen und zu erkennen (2).

Ich kann sagen, dass man angesichts der Objekte, die Herr Klimmt in St. Petersburg ausgestellt hat und seiner eigenen Überlegungen, deren Zeuge ich wurde, bestätigen muss, dass er eine klare und etwas weiter gefasste, eine weniger starre und eine demokratischere Vision die Werke afrikanischer Kunst betreffend hat, als die meisten Sammler, Galeristen oder westlichen Museologen, die diese in ihren Taten, öffentlichen Äußerungen oder Gedanken zum Ausdruck bringen. Ich kann bestätigen, dass seine Vorstellungen von afrikanischer Kunst der Position der Ethnologen viel näher sind als der der Galeristen, Kunstkritiker und Kunstmarktexperten. In diesem Sinn ist er dem afrikanischen Verständnis von Kunst viel näher. Im Rahmen des Kolloquiums über afrikanische Kunst in Florenz 1989 hatte ich eine sehr gute Gelegenheit, diese gegensätzlichen Sichtweisen festzustellen (3).

Aber zurück zum Focus-Artikel. Kann man dem Sammler vorwerfen, Artefakte auf dem Flohmarkt erworben zu haben? Oder ist das der Snobismus der “großen Galeristen”? Es kommt durchaus vor, dass man Meisterwerke bei Straßenhändlern wiederfindet, mitten im Zentrum unserer großen Städte, bei kleinen Antiquitätenhändlern und besonders auch auf Flohmärkten. Für diejenigen, die bereits in Afrika gesammelt haben, ist es selbstverständlich, dass man “Raritäten” zwischen Unrat, Abfall und Müll findet, manchmal zwischen einem Haufen Fälschungen, deren Alterungsspuren künstlich nachgebildet wurden. Nehmen Sie das Beispiel vom Fund einer großen Dogon Statue, die früher zu zwei Dritteln in der Felswand eines Dorfes vergraben war und derzeit im Louvre ausgestellt wird! Alles andere ist Snobismus, Eifersucht oder Neid derjenigen, die Tausende oder Millionen von Euro zahlen, für etwas, das ursprünglich nicht mehr als ein “paar Hundert Euro” kostete. Diese “paar Hundert Euro” sind in Afrika übrigens überhaupt nicht wenig!

Wenn man sich von dem Einfluss des anklagenden Tons befreit, den der Autor gleich zu Beginn des Artikels anschlägt, stellt man, um ehrlich zu sein, fest, dass die Antworten von Herrn Lorenz (der Vorname fehlt im Artikel des Autors) Homberger, Vizedirektor des Rietberg Museums in Zürich, ebenso wie die “Anschuldigungen” von Jean- Paul Barbier- Müller nicht derart vernichtend sind, wie man denken könnte und vor allem nur auf Probleme der Zugehörigkeit verweisen und nicht die Echtheit der Objekte der Sammlung Klimmt in Frage stellen. Der gleiche Sinn kann auch bei Herrn Patrick Fröhlich entdeckt werden, der lediglich über ein einziges Objekt der Sammlung spricht. Während es in der Sammlung Klimmt mehr als tausend gibt!

Die von Herrn Henricus Simonis gemachten Anspielungen bezeugen, dass er selbst eher eine neutrale Position eingenommen hatte. Sie werden aber durch den aggressiven Kontext für den Autor zu einem Beleg der Anklage. Auch der Titel und sein Eingangsresumé erwecken auf fast unumgängliche Weise den allgemeinen Eindruck einer Diffamierung. In Wahrheit kann man in diesem Focusartikel, der aus zerschnittenen Stücken unterschiedlicher Bereiche zusammengestellt wurde, voller Übertreibungen, voller Dingen, die falsch verstanden wurden, voller willkürlicher Zusammenstellung von Tatsachen und falschem Glauben, leicht die Inkompetenz und die zielgerichtete Motivation des anonymen Autors erkennen.

Und trotzdem ist die Herstellung von Fälschungen Realität. In Afrika habe ich bereits mehrere Male Objekte gesehen, die auf Antrag und nach dem Muster bekannter Bilder angefertigt wurden. Ich habe beobachtet, wie die Masken, die Statuen, die Bronzen usw. künstlich “altern”. Indem der Autor mit dieser Behauptung beginnt, lässt er uns Leser glauben, dass bei der Sammlung Klimmt genau das der Fall ist. Das Ganze ist tatsächlich Betrug und zwar der des Autors des besagten Artikels, der versucht, den Sammler anzuklagen und den deutschen Außenminister als seinen Komplizen darzustellen. Aber das ist falsch!

Jetzt komme ich von der kurzen Textanalyse zu meiner Meinung bezüglich des Themas. Zuerst einmal ist es sehr aufwendig, die Echtheit eines Objektes oder noch mehr einer Sammlung in ihrer Gesamtheit festzustellen. Einer der ersten Bestandteile ist dabei die visuelle Analyse. Für einen Spezialisten besagt sie zwar viel, aber eben auch nicht alles. Die “Habari Afrika” in St. Petersburg umfasste etwa 300 Ausstellungsobjekte. Ich kann nur eine allgemeine Beurteilung abgeben, eine eher vordergründige. Meine Haltung ist dabei recht positiv: die immense Arbeit beim Sammeln, beim Auswählen der Gegenstände, bei der Beschreibung und der Dokumentation der Objekte, bei der Vorbereitung der Ausstellung, ganz zu schweigen vom immensen Aufwand bei der ganzen Organisation. Wie bei allen großen Sammlungen findet man auch hier interessantere und weniger interessante Ausstellungsstücke, solche die weniger zweifelhaft erscheinen und welche, die einen zweifeln lassen. Das gilt aber ebenso für Sammlungen großer Museen, Privatsammlungen oder Galerien. Auch die Arbeit von Experten ist nicht immer vor Fehlern gefeit. Dennoch findet man Sammler und Galeristen, die in diesem Bereich besser sind als die Museologen. Ebenso findet man Experten, die bereit sind, alles zu schreiben, nur um ihre Erfolge zu vermehren. Man kann nicht in allen Bereichen und für alles Spezialist sein! Herr Klimmt verschweigt nicht, dass er nur ein Liebhaber der afrikanischen Kunst ist. Aber er ist informiert und voller Leidenschaft. Das kann diejenigen irritieren, die die afrikanische Kunst als ihren Beruf ansehen oder einen wirtschaftlichen Wert darin suchen. Ich will nicht garantieren, dass alle in St. Petersburg ausgestellten Objekte authentisch sind. Diesen Anspruch hatte ich nie, ebenso wenig den Wunsch, die Aufgabe oder die Verpflichtung. Aber ich kann die allgemeine hohe Qualität bestätigen, die die afrikanischen Gegenstände, die von März bis April im städtischen Skulpturenmuseum von St. Petersburg ausgestellt wurden, aufweisen. Alles andere ist unsaubere Stimmungsmache und berechnend.

Um zum Abschluss zu kommen und um mich nicht zu sehr in Details und Beispielen zu verlieren, möchte ich noch einige Worte sagen. Zum Einen gibt es eine Berufsethik, die verlangt, nur im professionellen Umfeld darüber zu diskutieren, da nur Spezialisten eine klare Vorstellung in diesem Bereich haben können. Es ist schwierig einem Journalisten zu erklären, dass “Fälschungen” in der Museumskunde nicht so zu verstehen sind, wie im herkömmlichen Sinne, vor allem nicht dann, wenn der Begriff “Fälschung” schon gefallen ist und sogar bereits veröffentlicht wurde. Das Wort selbst lässt eine Straftat, ein Attentat auf die soziale Sicherheit oder ähnliches vermuten. Aber die traditionellen Kulturen produzieren Gegenstände, die sie verehren, Kunstgegenstände, von Generation zu Generation, und üblicherweise werden diese in Serie produziert, weil man bei jedem Ritus mehrere von ihnen benötigt. Worte wie “eine Kopie” oder “ein Duplikat”, “eine Fälschung” oder “ein Original” bereiten bereits Spezialisten oft Kopfzerbrechen, ganz zu schweigen von der breiten Öffentlichkeit. Wenn dann so ein Thema in die Presse kommt, ins Fernsehen, dann bedeutet das oft, dass es einen Auftrag gibt oder dass es um Interessen geht. Zumindest ist es eine Sensationsjagd “zum kleinen Preis”. Im Falle der Sammlung des Herrn Klimmt sind die Anschuldigungen der Kritiker vermutlich die gleichen, wie in allen Fällen anderer wichtiger veröffentlichter Sammlungen. Aber das gibt noch keinen Anlass und keinen Raum für Anschuldigungen!

Ich sprach oben von dem Widerspruch der Vorwürfe der Ethnologen und der Kunstkritiker, vor allem derjenigen, die den Kunstmarkt überwachen. Eifersucht, Neid? Aber warum hat man sich dann Herrn Klimmt mit seiner Sammlung zur Zielscheibe ausgesucht? Oder stört die Kritiker die Unterstützung, die er vom Auswärtigen Amt erfuhr? Warum hat das Bundesministerium jemanden ausgewählt, der in ihren Augen “dilettantisch” ist und kein renommierter Galerist? Ist das der Ursprung dieser diffamierenden Veröffentlichung? Ich glaube es nicht, das wäre sehr unwahrscheinlich! Ich habe noch nie gehört, dass Herr Klimmt den Wunsch besäße, seine Sammlung zum Verkauf auf Auktionen zu stellen oder sie anderweitig auf den Markt zu bringen. Wenn dem doch so sei, könnte das der Versuch eines Konkurrenten sein, ihn zu eliminieren. Aber nein, das glaube ich nicht! Und wenn man sich das Motiv eines derartigen Artikels mit der Konkurrenz erklärt, müsste das eine Konkurrenz sein, die von einer anderen Sorte ist und auf einem anderen Niveau spielt. Indem man die “Echtheit der ausgestellten Objekte in St. Petersburg” mit Zweifeln übersät, trifft man damit auch “einen Altkanzler”, wie der Autor anonym erwähnt. Wenn man diese Logik weiterspinnt, kommt man direkt zum “ehemaligen Bundeskanzler”, zu Gazprom, nach St. Petersburg, nach Russland und zur ganzen Ostpolitik der Bundesrepublik Deutschland. Ist es wegen der falschen politischen Zugehörigkeit des Sammlers? Oder ist es einfach eine Unachtsamkeit des Journalisten? Auf jeden Fall ist das Authentizitätsproblem der Sammlung in diesem Falle absolut falsch. Wie die Russen sagen, es ist “aus den Ohren gezogen worden”. Oder “aus den Fingern gesaugt”!

Wie ich schon erwähnt habe, kann man durchaus das Authentizitätsproblem der Sammlung von Herrn Reinhard Klimmt diskutieren, wie übrigens auch jenes aller anderen Sammler oder Museen. Aber nicht auf den Seiten der Presse und vor allem nicht in diesem beleidigendem Stil. Für mich ist der Fall von Herrn Klimmt dafür nicht angemessen und nicht nur deshalb, weil Herr Klimmt ein ehrlicher, enthusiastischer und leidenschaftlicher Mann ist, der mitten im kalten, strengen Winter 2010 Tausenden St. Petersburgern Afrika näher gebracht hat. Sondern auch, weil seine Ausstellung das Interesse des internationalen Publikums verdient! Die Ausstellung hat auch mehr Anerkennung verdient, weil Deutschland dank Herrn Klimmt und seiner Sammlung gleich zu Beginn des Afrikajahres anlässlich 50 Jahren Unabhängigkeit in Afrika auf der politischen und kulturellen Bühne derart glänzen konnte, indem sie das Wissen über Afrika und über den unvergleichbaren und unsterblichen afrikanischen Geist weiter verbreitet hat!

Dr Vladimir Arseniev
Oberster Forscher am Museum für Anthropologie
und Ethnographie Peter der Große (Kunstkamera), Russland
Mitglied des Afrikarates, Russland
Mitglied der Afrikagesellschaft der Überseegebiete, Frankreich
Mitglied der Afrikagesellschaft, Paris

Quellenverweise, Literatur

1) Arseniev V. Le musee d’Anthropologie et d’Ethnographie Pierre-le-Grand a Saint- Petersbourg // Cahiers d’Etudes Africaines, N155-156. Paris, 1999. Т. 39. N 155-156. P.681-699.

2) Arseniev V. Le centenaire de la decouverte de l’Art africain // Mondes et Cultures. Compte rendu annuel des travaux de l’Academie des Sciences d’Outre-mer. Tome LXVII – 2007 – Vol.I, les Seances. – Paris, 2007. – P.374-383.

3) Arte in Africa. No2, 1991. Firenze. – 215 P.; Arseniev V. Le musee d’Anthropologie et d’Ethnographie (MAE) et les problemes de l’etude et de l’exposition des objets des cultures traditionnelles de l’Afrique. // Arte in Africa № 2. Firenze, 1991. P. 21-28.

Für die Übersetzung aus dem Französischen danken wir Melinda Széll aus München!

Vielen Dank an Dr. Vladimir Arseniev.

Verpflichtende Zitierweise zum Artikel

UN ARTICLE TOUT ETONNANT (Ein recht erstaunlicher Artikel); Dr. Vladimir Arseniev; 2010; https://www.about-africa.de/auktion-messe-galerie-ausstellung/reinhard-klimmt/20-article-tout-etonnant-recht-erstaunlicher-artikel

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Autor
Dr. Vladimir Arseniev
Afrika-Experte. Checheur-chef au Musee d’Anthropologie et d’Ethnographie Pierre-le-Grand (Kunstkamera) de l’Académie des sciences de Russie (MAE), membre du Conseil pour l’Afrique de l’AS de Russie, membre associe de l’AS d’Outre-mer (France), membre de la Societe des Africanistes de Paris"